Session SFM « Pédagogie(s) et liberté(s) académique(s) »

7 mars 2022 | 17h00-19h00

Au format distanciel

Aussi libre qu’un enseignant en gestion ? A mesure que les parties prenantes externes (financeurs, mécènes et accréditeurs par exemple) s’impliquent et s’imbriquent significativement dans les processus pédagogiques des établissements… Alors que les nouvelles technologies et les approches expérimentales ouvrent des horizons tout en apportant de nouvelles contraintes, et relancent les débats sur les approches pédagogiques entre les différentes disciplines de la gestion… Quand l’expression des attentes des étudiants sur les contenus et les pratiques pédagogiques se potentialise comme une « voix » nouvelle, une active partie prenante à la pédagogie des établissements…  Et lorsque le politique et la société exercent un contrôle plus visible…

  • Quelles sont les opportunités et les menaces pour les libertés académiques tenant compte des prescriptions multi-objectifs complexes autour des enseignants dans les universités et les écoles de management ? 
  • Comment les enseignants en sciences de gestion peuvent-ils explorer des contenus et des pratiques pédagogiques respectueuses de l’attachement à leur liberté ?
Emmanuelle Le Nagard, Professeure et doyenne associée à la pédagogie à l’ESSEC Business School, et Caroline Ruiller, Maître de Conférence HDR à l’IGR-IAE de l’Université de Rennes 1 apportent leur expérience sur ce sujet

Session SFM – Association ENSO

30 novembre 2021

Conservatoire national des arts et métiers
Amphithéâtre Jean-Baptiste Say

Société Française de Management – Association ENSO – Entreprise & Société ont le plaisir de vous convier au séminaire de pré-publication 2021 de la revue Entreprise & Société le 30 novembre 2021 de 9h30 à 17h00 au CNAM, amphi Jean-Baptiste Say, 292 rue Saint-Martin, Paris.

9h30-12h00 : Table ronde « Frank Knight 100 ans après, une évidence et une énigme ». Entreprise & Société n°10.

Il y a au moins deux raisons de célébrer Frank Knight en cette année : le centenaire de son grand œuvre Risk, Uncertainty and Profit et le sentiment général que l’incertitude est désormais au centre des préoccupations des sociétés. Il y a au moins une bonne raison de le célébrer avec Entreprise & Société (ENSO) du fait que l’ouvrage de Knight propose une des premières théories économiques de l’entreprise et que cette théorie y est directement associée à une théorie du fonctionnement des sociétés.9h45 – Introduction de la journée par Rémi Jardat et Jérôme Méric : 5 min.

9h50 – Introduction à la demi-journée Knight par Jérôme Méric (Université de Poitiers)

10h10 – Échanges avec la salle

10h15 – Jean-Luc Gaffard (OFCE Sciences Po)

10h30 – Stéphane Mottet (Université de Poitiers)

10h45 – Philippe Gillet (Université Paris-Saclay)

11h00 – Echanges avec la salle

11h15 – L’énigme Knight par Romain Laufer (HEC Paris)

11h45 – Échanges avec la salle et synthèse par Rémi Jardat (Université Paris-Saclay)

14h00-17h00 : Table ronde « Relation de l’entreprise à la Société – Les leçons à tirer de l’affaire Faber-Danone. Entreprise & Société n°11.

En mars 2021, le conseil d’administration du groupe Danone retirait sa confiance à son Président et le remplaçait immédiatement. Ce changement brutal à la tête d’une grande firme multinationale a d’autant plus surpris que Danone, qui avait fêté récemment son centenaire, était la première société du CAC 40 – et la seule à ce jour – à avoir adopté le statut d’« entreprise à mission ». Par ailleurs, son président, Emmanuel Faber, était une personnalité particulièrement engagée sur le « double projet » (économique et sociétal) qui avait, en son temps, était défini par Antoine Riboud, l’emblématique fondateur de l’ancien groupe BSN, devenu Danone en 1994. Enfin, le point de départ de cette crise de gouvernance avait son origine apparente dans des critiques apportées sur le cours de l’action, critiques formulées par des fonds d’investissement dits « activistes », fonds virulents mais qui ne représentaient qu’une faible part de l’actionnariat et n’étaient pas membres du conseil d’administration qui a limogé le PDG. La question posée par cet événement est, au sens le plus large, celle de l’articulation entre les dirigeants d’une entreprise, les stratégies qu’ils mettent en œuvre, les résultats qu’ils obtiennent et le régime de gouvernance dont ils relèvent.

14h00-14h15 – Introduction : Roland Perez (U. Montpellier – MRM)

14h15-15h15 – « retour distancié sur l’affaire Faber-Danone du printemps 2021 »
Présidente : Blanche Segrestin (Mines ParisTech – CGS)
Modérateur : Bernard Ramanantsoa (HEC Paris)
Intervenants : Xavier Hollandts (KEDGE B. S.), Pierre Victoria (VEOLIA) et Jean-Noël Vieille (HPC Group OTCex)

15h30-16h30 – « au-delà de l’affaire, comment appréhender les « enjeux et règles du jeu » de la relation Entreprise-Société »
Présidente : Julienne Brabet (Uni. Paris Est Créteil – IRG)
Modérateur : Jean-Philippe Denis (Uni. Paris Saclay)
Intervenants : Amélie Artis (Sciences Po Grenoble), Nicolas Cuzacq (Uni. Paris Est Créteil) et Kevin Levillain (CGS – Mines ParisTech)

16h30-16h45 – Synthèse et conclusions

Ces éléments de synthèse et conclusions porteront : d’une part sur la session de l’après-midi (présidentes et modérateurs des tables-rondes), d’autre part sur l’ensemble du séminaire et des suites à lui donner (responsables ENSO et SFM).


Droit et libertés académiques, par Didier Veillon

Session du 8 septembre 2021, de 17h à 19h, en salle Décanale à l’Université Paris-Dauphine

Le concept de liberté(s) académique(s) ou de libertés universitaires n’est pas défini à proprement parler par le droit français même si certains textes nous permettent d’en dessiner les contours. Quoi qu’il en soit, l’idée revêt une importance cruciale dans nos sociétés libérales et démocratiques dont elle constitue à n’en pas douter un fondement. Aussi apparait-il nécessaire d’en analyser les origines historiques et l’évolution jusqu’à nos jours alors que des universitaires sont désormais la cible d’attaques remettant en cause la nature de leurs travaux en fustigeant leurs auteurs par divers procédés d’intimidation.

Doyen de la faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers où il est professeur d’histoire du droit, Didier Veillon est membre du laboratoire IHD (Institut d’histoire du droit) de l’université de Poitiers. Ses travaux portent essentiellement sur l’histoire de la justice, le droit coutumier et l’histoire du droit privé. Il a notamment codirigé plusieurs ouvrages collectifs parus au Presses Universitaires Juridiques de Poitiers et a également apporté récemment sa contribution au livre Poitiers, capitale de province. Essai d’histoire administrative du Ier siècle à 2015, paru aux Editions Atlantique en mars 2021.


Modèles économiques de l’enseignement-recherche en gestion : évolutions, hypocrisies, conséquences, impasses ?

Mardi 24 novembre – 17h00-19h00

Lors de cette session de la SFM a été abordée une réflexion sur l’avenir de l’Enseignement Supérieur en gestion dans un contexte de changements rapides, qui touche à la fois les écoles de commerce et les universités et qui est porteur de conséquences, tant en termes d’enseignement que de recherche pour nos institutions.

Les écoles de commerce sont principalement touchées par une suppression de leurs subventions qui s’accompagne d’une augmentation des coûts liés au développement de la recherche. Cette évolution a pu conduire à une augmentation des frais de scolarité et à une augmentation de la taille des promotions ou à la création de nouveaux programmes pour attirer plus d’étudiants. Les universités sont également confrontées à un manque de ressources depuis les années 1980 comme le soulignent les travaux de Thomas Piketty, qui mettent également en avant la grande disparité dans l’allocation des ressources éducatives en France.

Ces évolutions sont-elles porteuses de risques pour l’ensemble de l’enseignement supérieur de la gestion en France ? Et si oui, comment mobiliser sur le sujet ?

Olivier Saulpic, professeur à l’ESCP Business School, et Rémi Jardat, Professeur des universités à l’université d’Evry-Paris Saclay, ont apporté leur expertise à ce débat qui a suscité de nombreux questionnements : rapprochement écoles/universités, articulation recherche/enseignement, carrières et segmentation des enseignants-chercheurs, augmentation des effectifs étudiants, coût et qualité de la formation, impact de la crise sanitaire sur l’enseignement supérieur français  … sont autant de questions soulevées lors de cette session et qui sont à investiguer. A cette fin, un groupe de travail a été constitué.


Questions autour de l’HDR en gestion

Lundi 12 octobre 2020 – 16h30-18h30

par Jérôme Méric

La portée et l’usage de la HDR ont considérablement évolué depuis 15 ans. En particulier, la montée en puissance de la procédure 46.1 en a fait un verrou pour l’accès au professorat des universités, tandis que de nombreux enseignants-chercheurs en Ecole de Management aspirent à obtenir le titre de HDR.

La SFM entreprend donc de reformuler ses recommandations à ce sujet car des questions-clés nouvelles doivent être traitées. Par exemple, comment formuler des préconisations suffisamment précises et souples pour accompagner les candidats aussi bien que les garants de HDR, sans devenir tributaire des critères du CNU ou des grandes écoles de commerce et de management ? Comment faire en sorte que ce diplôme devienne une porte d’accès au professorat « sur le fond » et non statutairement ?

Jérôme Méric, professeur à l’université de Poitiers et membre du CA de la SFM, débattra avec vous d’une nouvelle proposition d’Avis SFM sur le sujet de la HDR.

Compte tenu des conditions sanitaires, la session aura lieu uniquement à distance. Si vous êtes intéressé, merci de vous inscrire à l’adresse courrier.sfm@gmail.com et nous vous enverrons un lien de visio peu de temps avant la session afin de vous connecter.